Depuis Toulouse, Yzatec surfe sur les compteurs d’eau intelligents

En décrochant un marché substantiel avec la CACG en début d’année pour équiper des réseaux d’irrigation de capteurs intelligents, la jeune pousse Yzatec s’ouvre de nouveaux horizons. Le développement d’une première ligne de production l’inscrit parmi les usines du futur.

 

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Spécialisé dans les compteurs d’eau pour les particuliers et les professionnels, Yzatec récolte aujourd’hui les fruits de plusieurs années de R&D. En effet, grâce au développement d’une nouvelle génération de capteurs à ultrasons, électroniques et communicants, Yzatec a remporté un appel d’offres lancé par la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG) pour l’accompagner dans sa mission d’aménagement du territoire et de gestion de la ressource en eau. Pour honorer ce marché, Yzatec a donc investi dans une première ligne de production automatisée en mars dernier.

« Nous avons installé le premier robot d’une ligne qui en comprendra quatre à moyen terme. Notre objectif de fabrication est de l’ordre d’un million de pièces par an, en fabriquant les compteurs domestiques et d’irrigation sur une même ligne », indique le dirigeant. « Cette stratégie d’investissement dans l’industrialisation, c’est un modèle de start-up ». Le coût d’investissement total pour start-up installée à Blagnac depuis 2010 s’élève à 1,2 million d’euros.

Pour Yzatec, c’est le résultat d’un travail initié à l’été 2014. A l’époque, la jeune pousse réalise les premiers tests de compteurs mesurant la pression et le débit sur six réseaux d’irrigation de la CACG. Le résultat de cette expérience grandeur nature se révèle positif : le compteur est précis et fiable et il permet de connaître en temps réel le volume d’eau consommée. Près de 5000 compteurs communicants à ultrason sont commandés début 2015 par la CACG pour ses réseaux, couvrant le quart sud-ouest de la France, de la Vendée à la région toulousaine. L’agence de l’eau Adour-Garonne s’engage elle-aussi dans ce projet, apportant une aide de 110.000 euros qui complète l’avance remboursable de 400.000 euros accordée par la banque publique d’investissement Bpifrance.

Développement sur le marché interne et à l’export

Yzatec signe alors un partenariat avec la CACG qui devient son partenaire distributeur exclusif sur la France pour cette technologie brevetée. La start-up engage de son côté une action commerciale à l’export et noue des relations avec des partenaires au Portugal, en Espagne, en Italie, mais aussi en Russie et en Chine ; des marchés qui représentent d’énormes potentiels. Elle décline son produit en deux versions : l’une dédiée à l’irrigation, la seconde à l’eau potable. « Le marché des particuliers revêt une importance de plus en plus stratégique », explique Alain Ramond, dirigeant fondateur d’Yzatec. « Notre objectif est de mettre à disposition les composants qui permettent la détection de fuites, aussi infimes soient-elles. Le besoin existait, la technologie à un niveau de prix accessible, comparable au coût d’un compteur mécanique, nous l’avons créée », se félicite Alain Ramond.

Première unité d’une usine du futur

En 2015, Yzatec devrait réaliser un chiffre d’affaires de l’ordre de 1,3 million d’euros. Dès 2016, son plan de charges lui permet d’établir un objectif à 3,5 millions d’euros, qu’elle compte tripler en 2019. La jeune pousse emploie aujourd’hui vingt-quatre personnes, dont sept embauchés en 2015. Sur trois ans, ce sont quinze emplois supplémentaires qui seront créés. Prochaine étape : l’adaptation de ce savoir-faire aux compteurs à gaz à ultrason…

Contact :

alain.ramond@yzatec.com

 

Source
  • Adhérents à la Une
  • Le 11/10/2015

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