Traitement de l'Eau : Interview de Jacqueline Giallo, PDG de GERME, adhérent du Pôle

GERME apporte des solutions dans de nombreux secteurs et développe des procédés de bio traitement des sols, de l’air, d’effluents.

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Source : http://www.lescahiers-environnement.info/?p=2419

Créée en 1979 à Marseille, le Groupe d’Etudes et de Recherches de Microbiologie et de l’Environnement (GERME) est une société privée qui développe des procédés et des produits biologiques. « Nous effectuons des programmes de Recherche et Développement pour les industriels en mettant au point pour eux des procédés de production de molécules biologiques innovantes pouvant être utilisées comme ingrédient cosmétique ou alimentaire », explique Jacqueline Giallo, Président Directeur Général de cette petite structure de 10 personnes, au capital de 86 896 euros. « Mais nous sommes aussi impliqués dans le secteur de la fabrication ». Par des techniques de pointe de biotechnologie (microbiologie et biochimie), GERME produit ainsi des enzymes, des réactifs, des protéines…Les exemples et les domaines concernés sont infinis : « Nous travaillons sur les lipases en vue de préparations alimentaires et pharmaceutiques mais aussi sur les molécules destinées aux produits anti-obésité ou sur les molécules ayant des propriétés antirides pour le secteur de la cosmétique». Au sein de cette structure, les biotechnologies contribuent également à l’amélioration de l’environnement, secteur qui représente environ 50 % de l’activité de la société. « Nous mettons au point des procédés biologiques de dépollution, et nous fabriquons des produits biologiques à partir de microorganismes isolés d’écosystèmes naturels, explique Jacqueline Giallo. Il s’agit de souches naturelles et pas du tout d’OGM ! ». Ainsi entre 50 et 100 tonnes de produits biologiques de traitement de l’environnement sont fabriqués annuellement.

Sur la question de la dépollution, GERME apporte des solutions dans de nombreux secteurs et développe des procédés de bio traitement des sols, de l’air, d’effluents. « Nous avons par exemple des produits destinés au traitement de terres polluées, aux stations d’épuration en vue d’améliorer la dégradation des polluants ou encore des produits qui dépolluent l’atmosphère des usines produisant des composés volatiles toxiques». Une grande diversité, donc, derrière laquelle se cache un seul et même principe : la recherche de solutions innovantes, économiques et très efficaces à partir de souches et grâce à la biotechnologie. « Nous sélectionnons et formulons des microorganismes qui vont répondre à un besoin de dépollution de manière spécifique. L’utilisation de ces micro-organismes rend les systèmes de traitement plus économiques car notre réponse est très ciblée ». Autre exemple : une unité de traitement qui élimine les métaux et dégrade les composés organo-chlorés issus de l’industrie chimique. La chimie du plastique et les ateliers de peinture sont des clients qui trouvent dans ces procédés biologiques une réponse parfaitement adaptée à leur besoin. « Ce qui marche bien, ce sont les microorganismes qui dégradent les hydrocarbures et les composés organo-chlorés, estime la PDG de l’entreprise. Mais grâce à la biologie, nous trouvons une solution à chaque problème, aussi spécifique soit-il. Exemple : dans certains golfs, la pelouse est proche de la perfection…mais sa micro-flore est totalement déstabilisée. Nous apportons des souches qui vont éliminer les produits phytosanitaires et rééquilibrer la flore ».

GERME a également mis au point une unité de traitement biologique d’effluents radioactifs faiblement chargés.

Et 2015 ? L’année à venir est porteuse de projets pour la société. L’un d’eux concerne l’industrie cosmétique et la parfumerie qui doivent faire face à une nouvelle réglementation réduisant le nombre de molécules autorisées (car jugées allergènes, cancérigènes). « Nous pouvons aider ces clients à trouver des molécules nouvelles qui échappent à ces restrictions ». Pour 2015, la société est d’ores et déjà très sollicitée, illustrant des champs d’intervention à venir de plus en plus nombreux : « On nous a même demandé de travailler sur la dégradation d’un produit très toxique : l’hexa chlorobenzène, dégradation pour laquelle nous pensons avoir une solution biologique. Les outils biotechnologiques dont dispose GERME sont en mesure de régler des atteintes environnementales très variées assurant ainsi le traitement de terres rares, la dépollution de nappes phréatiques, la mise en place de barrières épidémiologiques … Les micro-organismes apportent des solutions à d’innombrables problèmes environnementaux alors rien n’est impossible… »

  • Adhérents à la Une
  • Le 30/07/2015

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