Vinisud : la start-up Water innove pour "réparer" les eaux usées

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La jeune pousse de Montpellier a créé un système breveté permettant de supprimer toute bactérie des eaux usées, présenté ce mardi à Vinisud.

Face au réchauffement climatique et à la désertification de la planète, retraiter les eaux usées par l'utilisation humaine constitue un véritable défi écologique et industriel. A un tel point que ces eaux usées sont qualifiées de «nouvel or noir» par l'ONU, lors de la journée mondiale de l'eau en mars 2015. Une date marquée d'une pierre blanche dans l'historique de la start-up montpelliéraine Woter, créée un mois plus tôt, qui profite de cette déclaration pour étendre à l'international son brevet de système de retraitement.

"Afin de présenter un réel avantage concurrentiel, nous avons développé un système léger et peu encombrant, utilisant la technologie de l'ultra-filtration membranaire, qui consiste à propulser de l'eau à haute pression dans une membrane afin de filtrer les bactéries" détaille Nicolas Clavel, qui a co-fondé la société avec Patrick Tressières et Carmela Orea.

 

Le processus, jusqu'alors réservées aux grosses industries, permet de récupérer une eau stérile. Celle-ci peut alors être réutilisée pour l'irrigation, la climatisation naturelle, le lavage de poubelles, les toilettes... ou être rejetée sans danger dans l'environnement.

Un projet à forte dimension culturelle

Le concept développé par Woter peut par ailleurs être facilement déployé. "Même si notre marché est quasi-infini, nous avons tout fait pour restreindre l'encombrement au sol, l'utilisation d'énergie. Notre concept est modulaire, et peut être dupliqué selon les besoins de chaque site" Woter peut ainsi être facilement déployé sur des bateaux, dans des immeubles, mais aussi sur des sites de catastrophes naturelles, ou des camps de réfugiés. Présente à ViniSud, la start-up y présente ce mardi une offre spécifique aux viticulteurs pour le traitement de leurs effluents de cave.

Car la dimension culturelle est capitale dans le projet Woter.

La première levée de fonds de la start-up de 70 000 € avait pour objectif de réunir un collectif de onze experts dans leur domaine. Un comité d'éthique sera bientôt constitué, composé de personnalités et d'une communauté d'internautes qui pourront investir et donner leur avis sur l'avenir de la société via une application.

Financement : la blockchain pour lever des fonds

Afin de rassembler sa deuxième levée de fonds, qui devrait se monter à 500 000 €, les créateurs de Woter déposent actuellement un brevet, qui permettra de diffuser les éléments de son concept via la Blockchain. "Notre objectif n’est pas de vendre des machines, mais des conseils afin de populariser l’adoption de notre brevet" précise Nicolas Clavel

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  • Le 21/02/2018

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