Prix de l’eau et fuites : il faudrait investir trois fois plus dans les travaux

Les collectivités dépensent 3,6 milliards d'euros tous les six ans pour entretenir réseaux, stations d'épuration, etc. Or, il faudrait qu'elles investissent le triple de cette somme, notamment pour limiter les fuites,  toujours conséquentes. Retrouver l'article en ligne

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PDG de G2C, bureau d'études basé dans les Bouches-du-Rhône, vice-président du Pôle Eau de Montpellier (...), Christian Laplaud complète : "Le Grenelle de l'environnement a fixé à 15 % maximum le taux de fuite, sous peine de pénalités. Nous en sommes à 30 %, soit deux milliards de mètres cubes qui s'évaporent. C'est la consommation d'eau minérale des Français pour trois siècles ! Une eau pompée et traitée dont le coût en énergie, colossal, représente plusieurs centrales nucléaires." Il ajoute : "Il n'y a pas de fatalité à la hausse du prix de l'eau." Selon lui, il faut compter avec "les progrès techniques (caméras, capteurs, informatique, etc.) offriront une meilleure détection des fuites et une meilleure programmation des travaux".

G2C a, par exemple, mis au point un algorithme permettant d'améliorer la détection des tronçons de canalisation défaillants "en temps réel". Et si le prix du mètre cube augmente in fine, "on consommera peut-être moins d'eau. Donc la facture ne sera pas plus lourde."

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  • Le 27/10/2014

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